Dynamique Voile

Article du blog

Emeric DARY

 

Affiche-Emeric-2-117-003

Champion du monde Hobie Cat en 2013, Emeric Dary prend aujourd’hui le virage du trimaran, convaincu que l’équipe Dynamique Voile a ses chances face aux pointures de la voile francaise.
Motivations et portrait du jeune Sablais:

En 2014 Emeric a tiré des bords entre l’école d’ingénieur de La Rochelle et la préparation de son bateau à La Baule. Alors que ses études touchent à leur fin il voit le renouveau du Tour de France à la Voile comme une opportunité exceptionelle. « Le Trimaran de l’épreuve est très proche des formules 18. »

 

Quand l’élite de la voile Francaise vient se confronter sur un terrain qui est connu du sablais, il se dit qu’il a son coup à jouer, il se met en disponibilité complète pour former un projet solide. « Je ne veux surtout pas partir pour finir en milieu de tableau, si je fais le choix d’y aller c’est pour jouer les premiers rôles! »

DSC00590Pour cela Emeric veut monter un projet au niveau des meilleures équipes: du bon materiel, une logistique solide et deux équipiers disponibles à plein temps sur l’entrainement. Sur ce dernier point, il se dit très satisfait du casting: « J’ai eu la chance de trouver deux personnes que j’admire beaucoup à un tournant de leur vie où ils peuvent se donner à 100% sur le projet. » En plus d’être talentueuse, pour lui l’équipe est complémentaire. « J’admire Thomas, il est très réfléchi et rigoureux,  il apporte une grosse connaissance de l’épreuve Tour de France et un plus en maturité. » Il ne tarit pas non plus d’éloges pour Romain qui a été son rival ces dernières années sur les plans d’eau « Romain est vraiment un gars hors-norme, il a une énergie démesurée et une grosse rapidité de raisonnement, il met au service de ces qualités un sacré physique, c’est un vrai Superman! »

Emeric peine à se trouver des qualités par rapport à ses camarades, mais il concède qu’il doit quand même en avoir pour couper la ligne d’arrivée dans les premiers. « Je pense qu’à la barre j’arrive vraiment à me déconnecter et à faire corps avec le bateau  pour ressentir ses besoins, mais je dois m’entourer de bons équipiers capables d’analyser l’environnement qui nous entoure. Je suis plutôt de nature imperturbable, mentalement je vis bien la pression. Sur les phases de départs et de passages de marques je fais rarement des cadeaux »

Extraits du portrait de Philippe Bertheau pour Vendée Magazine

 

On dit que certains naissent avec des skis aux pieds ou une raquette à la main… On pourrait dire d’Emeric Dary qu’il est né sur l’eau. Voilà 16 ans que le régatier, âgé tout juste de 23 ans, pratique la voile et est déja lauréat de plusieurs titres, dont celui de champion du monde en catamaran Hobie CAT obtenu en 2013. Une passion qu’il maintient à flot en nourissant de nouvelles ambitions de victoires.

 

De par ses gènes, Emeric Dary était prédisposé à devenir navigateur. Ses parents se sont rencontrés alors qu’ils étaient tous deux moniteurs de planche à voile, sa mère était l’une des premières femmes à pratiquer ce sport. « Mon père a aussi fait une mini-transat Atlantique en 6 mètres 50 en 2004″ explique Emeric. Autant dire que le jeune homme est allé très tôt à bonne école. C’est à la barre d’un Optimist sur le lac de Tanchet aux Sables-d’Olonne, qu’Emeric a fait ses premières armes à l’âge de 7 ans. « La première condition pour faire de la voile est de savoir nager. Dès que j’ai su, je suis monté sur un bateau. » indique le petit Nantais de naissance qui écume alors les compétitions et fait le tour des plans d’eau vendéens. « J’avais déjà le goût de me confronter aux autres » se souvient-il.

Joris, l’équipier avec qui Emeric a débuté

« Aves mon équipier de l’époque nous avions du mal à percer » admet Emeric. « Nous avons donc commencé à réflechir aux raisons du succès des autres. » Une prise de conscience qui coïncide avec le changement de catégorie « Cela a été un moment clé pour moi. Car une fois sorti du cycle jeune, on n’est plus soutenu par le club ou la fédération. On doit se débrouiller seul. »
Les deux navigateurs décident donc d’adopter une démarche plus professionnelle et de poursuivre l’aventure. « Nous avons étudié la météo, la stratégie de course, la préparation physique et technique puis la façon de gérer nos adversaires sur l’eau. » Une attitude qui fait toute la différence entre les amateurs et les pros.
Car il s’agit bien pour Emeric de faire de la voile une activité professionnelle, sans pour autant hypothéquer son avenir. Parallèlement aux compétitions, Emeric poursuit des études en commerce et en management de projet. Histoire d’assurer, si la voile ne lui permet pas un jour de vivre de sa passion. « Je regrette un peu de ne pas avoir fait un cursus plus technique, en hydrodynamique par exemple. Car un bon nombre de navigateurs d’aujourd’hui sont avant tout des ingénieurs. » Une carence qui n’a pas empêché pour autant Emeric de travailler à l’amélioration technique d’un catamaran Formule 18 avec un chantier du Pouliguen (44).

Affiche-Emeric-61

Le Formule 18, un catamaran puissant et technique

Premier moment fort de son parcours, une deuxième place aux championnats de France en 2009 en catamaran. A la suite de laquelle Emeric partira 1 an et demi en Allemagne dans le cadre de ses études. « J’étais super motivé pour naviguer et je ne pouvais pas le faire! » Aussi, il décide de s’accorder deux semaines de vacances alors qu’il est en stage pour prendre  le départ du Championnat de France Espoir: Il remporte sans entrainement à la surprise génerale la première place de cette édition 2010. « La voile est un sport très mental. A ce moment là, je n’avais aucune pression particulière » avoue le jeune navigateur. C’est là qu’Emeric se rapproche de l’entreprise Sirena Voile, basée en Loire-Atlantique, qui le soutient encore aujourd’hui en lui fournissant un Formule 18, un bateau puissant.

En 2013 Emeric fait le choix d’interrompre ses études pendant une année pour se consacrer à la compétition. Il est invité  à prendre le départ du Championnat du Monde Hobie Cat aux cotés de Maxime Blondeau, à Travemünde en Allemagne.  « Nous étions outsiders, nous ne pensions pas remporter le titre. » C’est pourtant avec la médaille d’or de la catégorie senior qu’Emeric revient aux Sables d’Olonne. « J’ai eu le sentiment du devoir accompli, d’avoir franchi une étape. »  Un bonheur partagé avec sa famille qui l’a soutenu.

 

 

Affiche-Emeric-2-96

Laisser un commentaire